Enseignement du français

Un des objectifs de l'asbl Lieux-dits est d’enseigner la langue française aux primo-arrivants, aux réfugiés et aux citoyens d’origine étrangère de toute appartenance sociale, nationale, culturelle et de genre en valorisant les compétences et patrimoines des personnes dans une optique d’échange des savoirs et des pratiques.

Tables de conversation de niveau B1


Lieux-dits assure au niveau organisationnel le bon déroulement de tables de conversation de niveau A2-B1 en partenariat avec l'asbl CIProC (Centre d'Impulsion Socioprofessionnel et Culturel).


De janvier à juin 2021, organisation de 122 ateliers de 3 heures (en horaire de jour et du soir).

De septembre à décembre 2021, organisation de 40 ateliers de 3 heures (en horaire du soir).


Ce travail organisationnel s'est accompagné durant le premier semestre 2021 de la supervision de la création d'un syllabus pour les cours de français en Cohésion sociale de l'asbl CIProC.


Lieux-dits a aussi supervisé la mise en ligne des informations liées à l'asbl CIProC sur le site internet de cette dernière dans le cadre d'un appui pour sa stratégie communicationnelle. 



Le Projet FrESAC


Depuis le mois de novembre 2021, l’Asbl Lieux-dits enseigne le français langue étrangère (FLE) aux étudiant.e.s de l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque (ESAC), située sue le Campus du CERIA à Bruxelles, qui ne maîtrisent pas assez cette langue pour suivre leur cursus de façon optimale. Les cours se déroule en soirée à raison de 5 heures/semaine (deux fois deux heures et demi, les lundis et mercredis). Nous mettons principalement l’accent durant les cours sur deux composantes du Cadre Européen Commun de Référence pour les langues (CECR) : Comprendre (écouter et lire) et Parler (prendre part à une conversation et s’exprimer oralement en continu).


L’apprentissage de la langue à travers les pratiques circasiennes


L’apprentissage proposé s’ancre dans la pratique circassienne que les apprenant.e.s développent quotidiennement. En effet, l’enseignement du français, tel que perçu par l’Asbl Lieux-dits, met l’accent sur l’inclusion participative, cela ne peut se réaliser qu’avec l’intégration, dans la démarche pédagogique même, des particularités des apprenant.e.s dans les processus d’acquisition linguistique. L’objectif est donc qu’ils.elles apprennent la langue française à travers leur pratique même du cirque, au prisme de leur agrès, du rythme et de leur corporéité. Proposant de partir d’une pratique empirique sensitive pour ouvrir la voie au développement linguistique, les apprentissages se déroulent, notamment, dans les salles de cours pratiques des étudiant.e.s, tout en utilisant la salle de cours théoriques afin de structurer et récapituler les enseignements.


L’apprentisage du FLE et pédagogies actives


Cette démarche se fonde théoriquement dans les principes des pédagogies actives qui, de façon générale, sont centrées sur la subjectivité et la personnalité des étudiant.e.s ainsi que sur la prise en compte de leurs désirs, leurs intérêts et leurs besoins. Ces pédagogies sont aussi basées directement sur la vie active en lien aux processus cognitifs des apprenant.e.s. En effet, la situation de formation s'y apparente « le plus possible à une situation de vie, qui doit permettre à l'étudiant de se projeter dans son activité professionnelle future. II s'agit de favoriser des situations d'apprentissage qui véhiculent des significations pour les étudiants, à la différence de cours centrés sur des contenus de savoirs vus comme désincarnés » (Lemaître, 2007, p.84).


L’apprentissage du FLE à et à travers Bruxelles


Dans le cadre du projet FrEsac, nous développons aussi l’apprentissage de la langue à travers la présentation de la ville de Bruxelles et de la Belgique plus généralement. En effet, peu de matériel didactique en FLE se fonde sur les particularités de notre capitale et de notre pays. Cette lacune est regrettable pour les étudiants et la combler participe à les ouvrir sur leur contexte immédiat de développement personnel et professionnel. De nombreux textes et vidéos utilisés comme supports pédagogiques sont donc directement ancrés dans des thématiques bruxelloises et belges, tout en incluant l’univers circassien de façon globale.